Yesterday, I watched a movie in the best way possible

Yesterday, I watched a movie in the best way possible
Yesterday, I watched a movie in the best way possible

How can I dare to define the best way to watch a movie? Well, it’s simple, I won’t. Everyone should be able to do it, with all the subjectivity that inhabits him. I will rather talk to you about the one I discovered yesterday and that awakened in me something I didn’t think existed: my taste for cinema.

So here I am talking about the cinematographic works, not about the place. But we can talk about the place for a moment. First of all, a cinema is often pleasant if you go to a good address. In my opinion, in a good one you can feel the carpet under your steps, feel the warm and comfortable atmosphere as soon as you enter the hall, and get used to the smell of caramelized popcorn during the first few minutes. When you sit in its big red seats, you immediately feel very small. You sink into it and you are again immersed in this warm bubble that only this kind of room can create. “To feel at home outside of your home” ; “Never wanting to get up again”, these are the feelings that a good cinema should give you.

Well, yesterday I watched a two and a half hour movie, sitting on a simple chair, in an ordinary room and with a hard floor, probably tile or parquet. I participated in a screening of a work by a sort of film club. First we go and get a coffee. Then we sit in one of the rows of chairs set up for the event, and finally we chat with the people around us while waiting for everyone to be more or less ready. When it is the case, the people who selected the film of the week come to introduce us to the work.

This introduction on the themes it deals with, on the aspect of its conception but also on the personality of the actors gave it back this artistic magic that I didn’t think of anymore. The magic of the creation of something that did not exist, and that today is. We realize the work that is behind each second of shooting, at a time when almost nothing in the technological field has been done yet.

In short, yesterday’s work was Metropolis. A film from Fritz Lang, 94 years old. Two and a half hours of orchestral music, with some written dialogue. We took two breaks during the broadcast, to refill our cups and chat with our neighbors. And what a pleasure to mix socialization and culture…!

Yesterday, I watched a movie in the best way possible
Yesterday, I watched a movie in the best way possible

The silent movie starts again, and I am again surprised to appreciate it so much. For science fiction lovers, it would make you spend a good little evening, or two if like me you can’t finish a movie in one go.

The screening ends. The room has already emptied a little, and the time has come to comment on what we have just experienced through the images of this futuristic city of 2026. We remake the world with historical and social theories, we give color to what has just passed before our eyes, and we learn things. And that’s what I was getting at. I experienced one of the richest evenings while enjoying every second of it. We were no longer simply spectators of these images, but we took possession of them through words and exchange.

As for me, I tend never to remember the films I have seen. I may have just found the key to what has been a problem for me for so long: my approach to cinema

So, this film club will surely see me sitting on one of its chairs again, listening to its cinephile members talk about the greatest classics in the history of this field.

General culture point : The video clip of the Radio Ga Ga music from the band Queen pays homage to Metropolis 

Hier, j’ai regardé un film de la meilleure manière qu’il soit

Comment puis-je oser définir la meilleure manière de regarder un film ? Et bien c’est simple, je ne le ferai pas. Chacun doit pouvoir le faire, avec toute la subjectivité qui l’habite. Je vais plutôt vous parler de celle que j’ai découverte hier et qui a réveillé en moi quelque chose que je ne pensais pas exister : mon goût pour le cinéma.

Alors ici je parle des œuvres cinématographiques, non pas du lieu. Mais nous pouvons parler un instant du lieu. Tout d’abord l’endroit est bien souvent agréable si l’on se rend à une bonne adresse. Selon moi dans un bon cinéma on peut sentir la moquette s’enfoncer sous nos pas, ressentir cette atmosphère chaude et confortable à peine entré dans le hall, s’imprégner au cours des premières minutes de l’odeur du popcorn caramélisé, à laquelle on s’habituera rapidement. Lorsque l’on s’assied dans ses gros sièges rouges, on se sent immédiatement tout petit. On s’y enfonce et nous voilà de nouveau plongé dans cette bulle chaude que seul ce genre de salles peuvent créer. „Se sentir chez soi hors de chez soi” ;Ne jamais vouloir se relever”, tels sont les sensations que doivent vous procurer un bon cinéma.

Et bien hier, j’ai regardé un film de deux heures et demie, assise sur une simple chaise, dans une salle ordinaire, avec un sol dur, sûrement du carrelage ou un parquet. J’ai participé à la projection d’une œuvre par une sorte de ciné-club. D’abord on va se chercher un café. Puis on s’installe dans une des rangées de chaises mises en place pour l’événement, enfin on discute avec les personnes autour de nous en attendant que tout le monde soit plus ou moins prêt. Lorsque c’est le cas, les personnes qui ont sélectionné le film de la semaine viennent nous présenter l’œuvre.

Cette introduction sur les thématiques qu’elle aborde, sur l’aspect de sa conception mais aussi sur la personnalité des acteurs lui ont rendu cette magie artistique à laquelle je ne pensais plus. La magie de la création d’une chose qui n’existait point, et qui aujourd’hui est. On réalise le travail qui se trouve derrière chaque seconde de tournage, à une époque où presque rien n’avait encore été fait dans le domaine technologique.

Bref, l’œuvre d’hier c’était Metropolis. Un film de Fritz Lang, vieux de 94 ans. Deux heures et demie de musique orchestrale, avec quelques dialogues écrits. Nous avons réalisé deux pauses pendant la diffusion, de quoi remplir de nouveau sa tasse et discuter avec ses voisins . Et quel plaisir de mêler sociabilisation et culture…!

Le film muet reprend, et je suis de nouveau surprise de l’apprécier autant. Pour les amoureux de science fiction cela vous ferait passer une bonne petite soirée, ou deux si comme moi vous ne parvenez pas à terminer un film en une seule et même fois.

La diffusion se termine, la salle s’est déjà un peu vidée, et l’heure est venue de commenter ce que l’on vient de vivre à travers les images de cette ville futuriste de 2026. On refait le monde avec des théories historiques et sociales, on redonne de la couleur à ce qui vient de nous passer sous les yeux, et on en apprend des choses. Et c’est là que je voulais en venir. J’ai vécu une des soirées les plus riches tout en prenant plaisir de chaque seconde qui s’écoulait.

On n’était plus simplement les spectateurs de ces images, mais on en prenait alors possession à travers la parole et l’échange. Pour ma part j’ai tendance à ne jamais me souvenir des films que j’ai vu. Je viens peut-être de trouver la clef à ce qui m’a tant de temps posé problème : mon approche du cinéma

Alors, ce ciné-club me reverra sûrement assise sur l’une de ses chaises prochainement, à écouter ses membres cinéphiles s’exprimer sur les plus grands classiques de l’histoire de ce domaine.

Point de culture générale : Le clip de la musique Radio Ga Ga, du groupe Queen est un hommage au film  Métropolis.

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